La Revue Poétique :

Archive pour la catégorie ‘Paolo Camenphirpi.’

vertu et Vice.

Dans Paolo Camenphirpi. le août 17, 2010 à 4:53

Billevesées des cataractes

Coulant d’un argot pudibond

Qui prennent le pervers en rapt

Et le gardent plus furibond.

-

Je réponds : cul ! Prenez-en acte !

Mes saloperies font des bonds

Et mes ténias sont intacts

_

Dans mon estomac de charbon !

Testiculaire la vertu

Gonfle mais phallique le vice

_

Est proche d’elle et prêt : pointu.

Qui, de l’une ou l’autre ; est en lice ?

Pariez avant l’impromptu.

Pareillement, l’un après l’autre…

Dans Paolo Camenphirpi. le août 12, 2010 à 2:11

Pareillement l’un après l’autre

- Pif, paf, pouf -  tombent les serments,

Tels dominos ; si l’un se vautre

L’autre aussi nécessairement…

-

C’est de l’honneur nu de fortune

Qui brûle – intense ! -  au plus profond !

La trahison, belle, opportune,

Ce n’est que la fumée des ronds

-

Pourtant pour qui, parti,  jura,

De l’or liquéfié pour sang,

Au-delà de tout qu’en dira

-

T’on !  Ô qui jura face à tout

Que nul mot n’est évanescent

Que l’on scande, sa femme au cou !

Amours vermeils – acte II.

Dans Paolo Camenphirpi. le août 3, 2010 à 6:43

putrithewicked

Le ciel s’éteint ce soir sur notre amour sanglant,
Sur nos baisers d’essais dans la nuit d’une armoire,
Sous l’astre famélique au lointain du croyant ;
A nous-mêmes montrés comme monstres de foires.

Nous avons honte d’être et d’être nous cessons.
Le cyanure à la langue, embrasse moi ma douce…
A la fiole de vin j’ai ôté le tesson ;
Ôterais-je  ta vie de la pression d’un pouce?

Ôterais-je à ta lèvre, au blanc de ton visage
Ce sourire qui vole aux combles des beautés
Si tes dix ongles teints éteignent le mirage
Et le réel amer des orbites ôtés ?

Ma belle et moi ! ainsi que l’amoureux candide
Qui a brûlé longtemps la flamme du secret,
Et la révèle à la lueur d’un dieu perfide
Qui signe en souriant le funeste décret.

Tels deux lycéens liés dans l’aube d’une époque
Ivres, en paix, le corps ivre totalement,
Attelés sur le vent d’un oubli réciproque
Mais lucides : au jour s’enfuiront les amants.

Aimons-nous, je te prie, le plus sauvagement
Arrache-moi la vie et le dernier orgasme,
Arrache-moi, arrache, et le plus tendrement ;
Donne à mon sang séché l’orgueil d’un cataplasme.

Ma pudique Ô si belle ange sœur de mes rêves!
A mes côtés depuis les âges fatidiques
Des loups, des chats perchés près des gouffres et grèves
Où notre œil aperçut le rêve magnifique.

Quand rougissaient, déjà, tes grosses joues d’enfant?
Toujours tu as brillé du charme de ce soir,
Tu as toujours été l’impur étonnement
Et la passion doublée du deuil de l’accessoire.

Un souvenir, un flash, torture le quidam…
Avant de mourir là partageons en plusieurs ;
De nos deux mains dressons un seul récit du drame :
Aux mortels apposons le paraphe d’horreur.

OurLady_OfSorrows

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