La Revue Poétique :

Archive pour la catégorie ‘MioModus’

La ronde des lettres.

Dans MioModus le août 11, 2010 à 12:01

A la pluie résiste l’écriture

Derrière la fenêtre le poète

Regarde pleurer cette belle nature

Crayon et papier se délectent

Les mots se chantent en vers

Les phrases se bousculent en tout sens

Le réel, ce livre immense

Croise à mille vagues de la mer

Une entrée vers le sublime

Ce moment où tout fait corps

L’existant s’évade à la rime

Et chaque ligne éloigne du bord

Loin, le silence déchire la nuit

Seul, piochant dans la ronde des lettres,

Ondulant pour séduire tout mon être

Le poème, à son tour, s’enrichit.

Au vent de ses nuits.

Dans MioModus le août 6, 2010 à 12:14

StellarReverie

Doux jeu de la vie,

dans une douceur

infinie, à l’aube

d’une éclaircie allant

au bout de la nuit.

.

Une femme belle

comme un rêve

sublime la ligne

des courbes divines

que je devine.

.

A l’allure d’une déesse,

de sa grâce,

jaillit l’envie

de planer au vent

de ses nuits.

.

De lui voler

un baiser,

de l’entendre

en pensées

me caresser.

.

Et dans la lueur

du jour,

derrière les mailles

fines de sa voilette,

elle me sourit.

A contre vent.

Dans MioModus le août 4, 2010 à 2:45

Mish00

Eroder le jour

A la force des lunes

Souligner le ciel

A la clarté des étoiles

.

Comme un souffle

Sur le vide

Comme une flamme

Sur la cime

.

Regarder vos âmes

Se foutre des vies

Ignorer les siècles

Et bâtir l’irréel

.

Comme une lame

Sur l’écorce

Comme nos sangs

Sur la terre.

En lettres nues.

Dans MioModus le août 2, 2010 à 7:22

L’explosion des corps

à l’encre de la vie,

en partage des sens

sur l’irrésolue

poussière de mon infini.

.

Sonore, en vol de nuit

l’irrationnel ascensionnel,

étrange étrangeté

d’un soi éclaté

en une rime exhalée.

.

La porte des anges

en fêlure du temps,

un vers au vent

sur l’inconnu,

épris en lettres nues.

Trois petits points.

Dans MioModus le juillet 31, 2010 à 4:27

Les mots invitent la pensée

Pour une danse de circonstance

Est-ce bien sensé

De croiser à cette distance

Toutes ces lettres enchevêtrées

Intriguent le néant

Au firmament les phrases déposées

Subordonnent le dépendant

L’illusion est dans le texte

Tout se joue de vous

La majuscule est un prétexte

Pour survoler le tout

Une vie vide de contresens

Un tiret pour autant de pointillés

Une parenthèse dans ce monde immense

Trois petits points pour l’éternité.

Ondulant au chant de la rivière.

Dans MioModus le juillet 30, 2010 à 2:34

jermilex

Entre le lisse,

je vis

une lumière

approchant

au bois

du temps,

une évasion

vers

ces lieux

envoûtants.

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