A la pluie résiste l’écriture
Derrière la fenêtre le poète
Regarde pleurer cette belle nature
Crayon et papier se délectent
Les mots se chantent en vers
Les phrases se bousculent en tout sens
Le réel, ce livre immense
Croise à mille vagues de la mer
Une entrée vers le sublime
Ce moment où tout fait corps
L’existant s’évade à la rime
Et chaque ligne éloigne du bord
Loin, le silence déchire la nuit
Seul, piochant dans la ronde des lettres,
Ondulant pour séduire tout mon être
Le poème, à son tour, s’enrichit.





