Entre deux temps, il coule au fond de ce moi, le fleuve poétique. Entre deux espaces, scindés de réel, il prend place en jets discontinus et fluctuants d’ardeurs de la passion qui sévit dans l’âme et blâme ses détracteurs.
Toute lyrique et mélomane, les mots se hissent sur mes horizons en brouillard épais, humide et chaud qui survole mes vallées, puis pleure en moi.
Il pleuvasse là-bas…
Le monde se rétrécit à ton visage sublime, exaltant le plus beau des parfums, exacerbé par la beauté du monde et miroitant les quintessences des abîmes qui m’engagent dans l’amour de Verbe.
Je l’enlace, cherche à le fuir quelque part dans les prairies des souvenirs, des nuances, celles des substances féeriques…
Ô Poésie, euphoriques instants dépossédant, désagrégeant, effritant mon être de ce qu’il croit être et le promenant dans les jungles des vivants…
Entre deux temps, l’être se contracte, se savoure et s’enroule en feuilles volantes données à contre-cœur aux voyeurs de son bonheur.
Poésie, Poésie, ô Poésie, …me convertissant à tes délices, je ne déclame parfois qu’en Tantale désemparé par son supplice…










