La Revue Poétique :

Archive pour la catégorie ‘1 : Qu’est ce que le Nouvel Hippocampe ?’

Sur le média…

Dans 1 : Qu'est ce que le Nouvel Hippocampe ? le juillet 31, 2010 à 3:32

Une petit explication concernant le choix du rap et des mangas est nécessaire. L’ayant partagé en privé avec l’excellent Christian Wacrenier je me dois de dire que cela a pour but d’attirer l’œil du tout venant, mais, digne de Virgile, il sera vital pour Le Nouvel Hippocampe d’aborder des hauts sujets.

En voici peut-être un :

Dans l’article introduisant la revue j’ai oublié de dire ses rôles. Du moins pas tous. J’ai uniquement, enflammé, parlé des actes de créer, d’associer et de sauvegarder. Sauvegarder par la phrase “la poésie est vivante”, associer en liant des poètes différents de chez différents sur un blog et créer car nos poèmes ne sont pas copiés. Mais ai-je

Régis Debray

parler de transmettre ? Je ne crois pas. Il est évident que nous communiquons, c’est d’ailleurs là où est le vrai blog : Verticalement de par nos poèmes et horizontalement de par nos commentaires, ou articles (s’ils ne sont pas trop écrits et relèvent de l’œuvre d’art, ce n’est pas le cas actuellement). Bien ; reprenons les mots de l’éminent Régis Debray “La transmission se fait dans le temps et la communication se fait dans l’espace”. Transmettre c’est passer. Il y a là une révolution(ette ) qu’ont faite, jadis, nos ancêtres les premiers blogueurs : Ils furent créateurs et passeurs. Pour bien souvent passer toujours aux mêmes… Car qui peut rentrer directement dans une critique de phénoménologie hégélienne, sinon les érudits, l’élite ? un peu quand même… Pourtant c’est sympa Hegel, ou Husserl ; on apprend plein de choses, ou du moins : à la sortie il est évident qu’on en sait plus, difficile de dire quoi. Idem pour certains poèmes de Mallarmé ou pour quelques chimères de Nerval, puisque c’est notre rayon. Plutôt que d’éclairer des torches pourquoi ne pas passer le flambeau ?

C’est ce que nous tentons de faire ici  – le piège : notre internaute badaud, pas passionné de Ronsard, enivré par le nom de Booba ou de Sasuke se retrouvera nez à nez avec l’oraison du soir de Rimbaud ou Ondulant au chant de la rivière de MioModus ! Lis et comprends. S’ il en reste un pour découvrir le reste nous aurons gagné.

Voyez-vous ?

De plus le rap, je vous l’avoue, a peu de critiques concernant les textes : une exclusivité naît.

Revenons à notre transmission et incluons l’échange. Nous essayons de transmettre, donc, à des jeunes (rap, manga…) une culture ancienne. Puis Bernard Lherbier m’écrivit ceci (à propos de sa lecture de la revue) : …me voici prosélyte du rap et des… mangas (tout à fait inattendu – question de génération - mot-clef un -  sans doute-). Merci pour cette ouverture (mot-clef deux). Ouverture, génération… un dessin peut-être ? Oui : quand mon pote Vizéo-Manuel ou quand le bien nommé cousin William (deux amis de la vingtaine) viendront sur cette revue (v’là le pas à franchir!), qu’ils auront lu du Césaire (v’là la montagne!) avec délectation (v’là l’Everest !) et qu’ils commenteront : me voici prosélyte du surréalisme. Alors là, je le clame : la France respirera. Car, par la transmission de leur culture respective, les deux France, celle de Rohff et celle de Molière, pourront enfin communiquer. Sous condition  de hiérarchie : ce qui nous vient du passé surpasse de loin ce qui nous vient du présent, question d’exigences et, pas bourgeois du tout que je suis : de valeurs.

Donc aux rôles et buts du Nouvel Hippocampe rajoutons l’échange, mais dans le temps, vous suivez ? Bien sûr que vous suivez !

Cette chose était plutôt importante à signaler : on ne mélange pas les genres, on les fait se rencontrer.

Voilà pour vous, les amis. Un caractère à ce blog de plus pour le rendre plus vivant.

Hippocampe Noir

Le nouvel Hippocampe.

Dans 1 : Qu'est ce que le Nouvel Hippocampe ? le juillet 1, 2010 à 5:12

" The poet " Par Oruba

Bienvenue sur le blog de poésie sûrement le plus ambitieux. Car qu’est-ce-que le nouvel Hippocampe ? Une revue où j’ai bien l’intention de rassembler tous les plus grands poèmes du net, vers et prose combinés, afin d’ouvrir un espace lumineux où les poètes pourront s’exprimer loin de leurs petits bouges que sont les blogs personnels. Car quoi ? Car Internet, offrant à tous de quoi s’exprimer, a aussi l’horrible talent de faire taire les VRAIS poètes. Oui ; sont beaucoup lues les proses sans saveur que leurs auteurs osent appeler poésie sous prétexte de rimes pauvres – misérables, et de métaphores bancales – en chute libre ; ah ! ça en fait des visiteurs les ” je t’aime, tu m’aimes on s’aime” ! Pourquoi ? Car ça ne demande aucune préparation littéraire, aucune analyse du sens et parce que la vraie poésie intéresse de moins en moins de monde… Qui, toi qui est lycéen, dans ton école sait lire un alexandrin? Qui, toi qui est cadre, dans ton entreprise comprendra un broc d’Igitur de Stéphane Mallarmé ? Personne où très, très peu de gens.

Il y en a qui en rigole, il y en a qui en pleure. En rigole une groupie de Lady Gaga (dont on parlera peu dans deux cent ans) ; en pleure un passionné de Corbière (un siècle a passé) ou de Marot (quatre siècles ont passé).

Bien, plutôt que de pleurer arrachons la digne, l’immense, la surpuissante poésie de l’ombre des esprits de quelques rebelles à l’époque pour ensemble, nous les poètes, la ramenez aux yeux des “multitudes noires” et laissons les écrivains d’âpres textos se cajoler avec les bras de la bêtise. Reprenons les rênes de notre art ici et maintenant pour qu’il n’appartienne qu’à nous ; nous qui écrivons, relisons, suons, effaçons puis réécrivons pour juste : faire de belles phrases. Nous qui, comme disait le pauvre Lelian : faisons froidement des vers émus et n’éparpillons pas notre âme ! Nous les poètes ! Les seuls ! Nous qui héritons d’Homère, de Virgile, d’Aristote et d’Horace ! Nous qui revenons de loin et sommes conscients de l’énorme responsabilité que nous avons : celle d’être l’expression la plus distinguée, la plus gracieuse d’une civilisation ! Qu’importe notre école, si nous en avons une ! Mes frères, ensemble sur ce blog hurlons, si saigne notre gorge nous serons peut-être entendus :

LA POÉSIE EST VIVANTE !

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