La Revue Poétique :

Cynic-song.

Dans Bernard Lherbier. le août 16, 2010 à 5:40

J’entrerai à pas de loup

Dans l’huis clos de ta douleur

Les fantômes seront jaloux

De mon extrême pudeur

J’aurai pris la couleur du vide

Je glisserai dans l’air liquide

Le néant me sera parent

J’aurai le regard transparent

Je retirerai le dard

Qui empoisonne ton coeur

- très doucement ne crains rien

non tu ne sentiras rien -

La flèche souillée de curare

Que là ficha Cupidon

Puis je mettrai dans le vase

Posé sur ton guéridon

La fleur qui guérit la tristesse

Et qu’on appelle népenthès

Il faudra bien compter huit jours

- si le charme n’est pas bidon -

Pour qu’il soit fait table rase

De cette histoire d’amour

Un peu trop unilatérale

Où l’un s’en sort où l’autre a mal

Quant au salaud qui me ressemble

Connaissant ma duplicité

Il y a peu de chance il me semble

Que j’aie le cran de le quitter

Lui et moi finiront ensemble

Vieux couple sans moralité

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