La Revue Poétique :

Archive pour 2010|Page d'archive annuelle

Gloire à toi

Dans Bernard Lherbier. le août 18, 2010 à 7:08

Gloire à Toi vieux Papa-Soleil

Qui règnes sans partage dans le ciel !

Ô formidable disque !

330.000 fois supérieure

A la poussière cosmique

Qui me sert de planète,

Irrésistible masse !

Faramineux postérieur

Planté au-dessus de nos têtes,

Lâche encore ta brûlante chiasse

Sur mon crâne d’ectoplasme !

Ô astre considérable,

Pose encore ton cataplasme

Sur mon pauvre râble !

Réchauffe encore ma triste couenne

Magnifique pyromane !

Et s’il est dit que mon temps est fait,

S’il est écrit que les comptes sont faits,

Accorde une ultime faveur

A qui fut ton adorateur,

A qui ne t’a jamais défié,

N’a jamais regardé dans les yeux

Le maître incontesté des cieux.

Ma requête n’est que peu exigeante :

D’un coup de ta langue ardente,

Puisses-tu embraser ma personne,

Consumer mon humble carcasse.

Que Celle qui me suit à la trace,

Ne trouve plus rien ni personne,

Plus rien qu’une crotte de cendres

A mettre sous son chicot puant.

Veuille bien condescendre,

Cagnard immensément puissant,

Au souhait puéril d’un mortel

Dont tu fus l’unique dieu,

Et qui chaque jour vers les cieux

Fit salut à ton grand rituel

A la Une !

Dans Ze Une le août 17, 2010 à 5:31

Sad Paradise/ Amour dans les dunes/ Commentaires-poèmes 1.

Le lecteur peut ne pas tout voir. Alors le Nouvel Hippocampe a décidé de faire des unes avec les poèmes les moins vus, ou pas vus du tout :

Tout d’abord Sad Paradise, un poème de Bernard Lherbier où il nous raconte un lieu peu clément, comparable à l’enfer mais non : c’est un triste paradis. Et c’est peut-être le notre… La rime s’y suit, s’entrecroise et se rompt  pour nous dévoiler :

“c’est comme la mort

en pire.”

Pour glacer nos derniers os.

Et puis c’est au tour d’Amour dans les dunes de Christian Wacrenier, parce que c’est le poème des vacanciers.

Il y a ce qui n’est pas lu et il y a ce qui est caché :

Les commentaires-poèmes… en plus d’être inédits ces textes sont des objets que seul un blog peut produire : un poème qui répond à un poème plu long, un dialogue ; voila ce que nul recueil papier ne peut prétendre offrir ! De plus tout lecteur peut participer, le circuit est totalement ouvert ! Notre commentatrice Annick a été publié avec plaisir en face de MioModus, il me semble qu’ils ont quelque chose de commun… Vous remarquerez, chaque strophe étant l’entièreté d’un poème, que les deux poèmes forment deux blocs valables. Aux auteurs de dénoncer le montage. Comme le titre est suivi d’un 1 cela veut dire que nous invitons tous les lecteurs et lectrices à faire de même, ils seront publiés (à part nullité absolu). Cela pourrait être une épice qui donnerait à ce blog meilleur goût qu’il n’a, quoiqu’il soit déjà délicieux.

Le Nouvel Hippocampe est fier d’inventer ici la poésie deux point zéro !

vertu et Vice.

Dans Paolo Camenphirpi. le août 17, 2010 à 4:53

Billevesées des cataractes

Coulant d’un argot pudibond

Qui prennent le pervers en rapt

Et le gardent plus furibond.

-

Je réponds : cul ! Prenez-en acte !

Mes saloperies font des bonds

Et mes ténias sont intacts

_

Dans mon estomac de charbon !

Testiculaire la vertu

Gonfle mais phallique le vice

_

Est proche d’elle et prêt : pointu.

Qui, de l’une ou l’autre ; est en lice ?

Pariez avant l’impromptu.

Commentaires-poèmes 1.

Dans Les Blogueurs le août 17, 2010 à 4:50

Methevas

MioModus.

Le désir
d’alunir
dans la beauté
de l’autre.

Quand
son âme
éclaire
notre rive.

De la plume
Coule l’encre
De ses rimes
Infinies

A la rime des êtres
Ce chant touche
Au plus profond

ForestGirl

Annick.

Un homme
De la délicatesse
Sous sa plume
Elle devient jolie
En rosit d’être
Une femme

La mer, tout contre soi
Dedans pour parler vrai
Se laisser emporter
Dans ses rêves rêvés

Cent mille milliards de poèmes.

Dans Raymond Queneau le août 17, 2010 à 4:38

Nous avons cherché un moyen de télécharger le générateur mais n’avons trouvé que ce lien.

Avant la nuit.

Dans Christian Wacrenier. le août 17, 2010 à 3:51

Avant de baisser les paupières

Et d’interdire au jour de passer la frontière

Je te regarde

_

Avant d’entrer dans le sommeil

Et de plier ton ombre à l’ombre du soleil

Regarde-moi

_

Ne t’endors pas sans prendre mon visage

Reflété dans tes yeux mieux que dans un miroir

Je ne dors pas sans prendre ton visage

Imprimé sur mes yeux mieux que sur une page

_

Lorsque demain matin nous renaîtrons au bleu

Je le retrouverai quand tu me souriras

Et toi dans mon regard alors tu reprendras

Ce visage de toi préservé par mes yeux

Féerie.

Dans Michel Chevalier le août 16, 2010 à 5:45

Cynic-song.

Dans Bernard Lherbier. le août 16, 2010 à 5:40

J’entrerai à pas de loup

Dans l’huis clos de ta douleur

Les fantômes seront jaloux

De mon extrême pudeur

J’aurai pris la couleur du vide

Je glisserai dans l’air liquide

Le néant me sera parent

J’aurai le regard transparent

Je retirerai le dard

Qui empoisonne ton coeur

- très doucement ne crains rien

non tu ne sentiras rien -

La flèche souillée de curare

Que là ficha Cupidon

Puis je mettrai dans le vase

Posé sur ton guéridon

La fleur qui guérit la tristesse

Et qu’on appelle népenthès

Il faudra bien compter huit jours

- si le charme n’est pas bidon -

Pour qu’il soit fait table rase

De cette histoire d’amour

Un peu trop unilatérale

Où l’un s’en sort où l’autre a mal

Quant au salaud qui me ressemble

Connaissant ma duplicité

Il y a peu de chance il me semble

Que j’aie le cran de le quitter

Lui et moi finiront ensemble

Vieux couple sans moralité

A la Une !

Dans Non classé le août 13, 2010 à 2:49

Bébé de personne/ De l’ardeur poétique/ Prose de Sainte Catherine.

La prose : voilà la raison d’être de cette une. Je commence par dire qu’aujourd’hui je suis fatigué donc cet article va être court. Car derrière les textes il y a des hommes. Certes Verlaine nous a appris que ce qu’il faut au poète c’est le sommeil vaincu mais il n’était sûrement pas manutentionnaire… Alors je dirai simplement que la Prose de Sainte Catherine n’a pas été publiée pour rien : une certaine idée de la France est en train de péricliter de jour en jour, le président Sarkozy y est autant pour quelque chose que mon pote Tony qui pense que Proust c’est de la merde alors qu’il ne sait même pas qui il est et ce qu’il a écrit, voilà : j’ai choisi ce poème pour dire que la France, en tant que peuple, existe et existera tant que tout ce que cite Aragon dans ce poème sera une réalité française.

Ensuite vient De l’ardeur poétique, avec une illustration que j’ai fixé trois heures durant, fasciné par la nature. Et c’est un inédit ! Car Dinah ne publie que ça, et je ne cesserai jamais de la remercier pour cet effort d’originalité car c’est un magnifique hommage à la poésie comme seule elle en a le secret. Sa présentation je la ferai bientôt mais je veux prendre mon temps car sa prose me subjugue, oui : me subjugue !

Le troisième, Bébé de personne, est un poème de Bernard Lherbier sur l’abandon de soi pour l’univers. Il est beau et nous emporte dans l’oubli de cette catastrophe mondiale qu’est l’âge adulte. Pourquoi est-ce de la prose malgré les passages à la ligne ? Je n’en sais rien ; pour juger je me fie à la rime est la régularité métrique. Au poète de le dire…

Bref : Vive les prosateurs !

Hippocampe noir crevé.

De l’ardeur poétique.

Dans Dinah le août 13, 2010 à 2:04

Cascades d'Elakala (Virginie de l'ouest)

Entre deux temps, il coule au fond de ce moi, le fleuve poétique. Entre deux espaces, scindés de réel, il prend place en jets discontinus et fluctuants d’ardeurs de la passion qui sévit dans l’âme et blâme ses détracteurs.

Toute lyrique et mélomane, les mots se hissent sur mes horizons en brouillard épais, humide et chaud qui survole mes vallées, puis pleure en moi.

Il pleuvasse là-bas…

Le monde se rétrécit à ton visage sublime, exaltant le plus beau des parfums, exacerbé par la beauté du monde et miroitant les quintessences des abîmes qui m’engagent dans l’amour de Verbe.

Je l’enlace, cherche à le fuir quelque part dans les prairies des souvenirs, des nuances,  celles des substances féeriques…

Ô Poésie, euphoriques instants dépossédant, désagrégeant, effritant mon être de ce qu’il croit être et le promenant dans les jungles des vivants…

Entre deux temps, l’être se contracte, se savoure et s’enroule en feuilles volantes données à contre-cœur aux voyeurs de son bonheur.

Poésie, Poésie, ô Poésie, …me convertissant à tes délices, je ne déclame parfois qu’en Tantale désemparé par son supplice…

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